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 La poupée qui faisait non. {Kendra} __ UC

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MessageSujet: La poupée qui faisait non. {Kendra} __ UC   Mer 30 Juil - 19:50

    Identité


    Nom : Miller. Qui ne connait pas ce nom dans la région? Entre le scientifique respecté et l'avocate célèbre, on ne s'y trompe pas! Cette famille bourgeoise n'est pas tellement appréciée par la classe ouvrière... Peut-être est-ce dû aux regards méprisants que lancent sans cesse les aînés du clan? Ou alors, au comportement déplacé de la jeune héritière ? Qui peut savoir...

    Prénom(s) : Kendra Jaelynn, deux prénoms originaux pour une originale. Les parents Miller voulait faire de leur progéniture l'exception parmi les exceptions, il fallait donc déjà qu'elle se démarque de par ses prénoms. De plus, deux prénoms à consonance rare, ça fait toujours plus bourgeois!

    Âge : 17 ans et quelques mois.

    Date et lieu de naissance : Le 22 Juillet 2053, à Austin.

    Métier ou occupation : Etudiante dans un lycée privé. Elle a choisi de se tourner vers une profession artistique au grand damne de ses intellectuels de parents. Le théâtre, voilà ce qu'elle adore! Cependant, c'est en droits que ses géniteurs l'ont inscrite... mais voilà bien longtemps qu'elle sèche les cours pour se rendre à son atelier théâtrale!


    Introspection


Caractère :
    « Mon premier amour ? Il remonte à ma petite enfance… bien entendu, je ne l’ai su que beaucoup plus tard, quand on a tout juste l’âge de marcher, on ne se rend pas compte de ces choses là. Amoureuse n’est pas le mot, je parlerais plutôt d’admiration, de fascination presque. J’avais quatorze mois, je pleurais souvent, faisais de la vie de ma nourrice un véritable enfer et j’étais tombée sous le charme de ma propre personne. Moi, Kendra Jaelynn Miller, bébé capricieux mais souriant, j’avais découvert l’égoïsme. Ce vice ne m’a plus quittée, je dirais qu’il s’est même accru avec le temps. Non que je l’entretienne ou que j’en sois particulièrement fière, c’est juste que, lorsqu’on est égoïste, on se complait à se satisfaire à soi-même à un tel point qu’on en oublie de se remettre en question. Il a fallu que j’attende mes quatorze ans pour vraiment me rendre compte de mon attitude égocentrique. Je partais en voyage avec une amie qui avait le mal de mer… lors d’une traversée en bateau, alors que nous étions véritablement malades, je me suis trouvée face à un choix crucial : soit je prenais les deux cachets qu’il me restait et j’étais d’aplomb dans la demi-heure à suivre, soit j’en donnais un à ma comparse et mon état ne serait que potable, cependant, elle serait moyennement soulagée aussi… J’ai avalé les deux cachets. Elle a fini par se vomir dessus et moi, je suis allée m’asseoir auprès d’un séduisant jeune homme. Depuis, nous ne nous parlons plus. Non mais qu’est-ce qu’elle croyait ? Que j’allais être mal pendant une heure pour ses beaux yeux ? Je l’aimais bien pourtant… dommage qu’elle ait mal supporté ma franchise.

    Oui, je suis une personne particulièrement franche, un peu trop peut-être. Qualité, défaut ? Ca dépend des circonstances. Je me suis attirée pas mal d’ennuis en disant trop fort ce que chacun pensait tout bas. A l’école notamment, avec mes professeurs. Je me souviens encore de la tête de mon prof de math quand j’ai osé lui dire que le véritable problème n’était pas sa méthode d’enseigner mais son haleine parfumée : « ail et vieux vin » ! Ca m’a valu deux jours de renvoi pour insolence et propos déplacés… Etait-ce de ma faute s’il ne connaissait pas le dentifrice ? Bref, des aventures comme celle-là, j’en ai vécu des centaines. Il est vrai que ma franchise est parfois interprétée comme de l’arrogance, voire de la prétention. Et, manque de chance, si je ne supporte pas quelque chose, c’est justement qu’on me juge à tord ! Je ne suis ni prétentieuse, ni pédante ! Je suis juste très sûre de moi et je n’ai pas peur de dire ce que je pense, c’est différent. Mais visiblement, certains ont du mal à discerner mon assurance de l’attitude hautaine des gosses de riches. Evidemment, mon nom ne m’aide pas vraiment… S’appeler Miller, c’est accepter de faire partie de la haute société et donc d’être catalogué d’avance. On m’a souvent dit que j’avais de la chance… et il est vrai que l’argent de mes parents m’a toujours servi, mais leurs principes à la con, alors ça, jamais ! Je me fiche pas mal de la condition de mes amis, qu’ils soient fils d’ouvriers, d’architectes ou de chômeurs, c’est du pareil au même. Idem pour mes petits-amis, de toute manière, j’ai de l’argent pour deux !

    Emportée ? Certainement… j’avoue ne pas souvent réfléchir avant d’agir, et je m’en mords les doigts par la suite la plupart du temps. Bon, d’accord, ce n’est pas très malin de fonctionner de la sorte, mais je n’y peux rien, c’est plus fort que moi ! L’impulsion guide mes pas, je suis une véritable petite tête brûlée, une exaltée. Il parait que c’est une preuve d’immaturité… pour moi, c’est juste une manière de vivre, de concevoir les choses. Ce qu’on me reproche souvent ? De ne rien prendre au sérieux. A quoi bon se prendre la tête avec des futilités ? L’existence est la seule aventure de laquelle on est sûr de ne pas ressortir vivant, inutile donc de s’encombrer d’anxiété et de stress. Je ne suis responsable que de moi-même, et encore ! Je trouve que c’est déjà bien assez ! (rires). D’ailleurs, il m’arrive bien souvent de sortir et de ne plus gérer du tout la situation. Je prétends dormir chez une amie et nous allons en boîte… là, je bois jusqu’à plus soif et je fais les bêtises que font tous les ados de mon âge… bon, d’accord, peut-être d’un peu plus grosses, mais il faut bien s’amuser, non ?! Par contre, dans la vie quotidienne, j’aime avoir le contrôle sur tout ce que je fais. Je dirige, je décide, on me suit. Ca a toujours été ainsi, ça c’est fait naturellement, un peu comme la hiérarchie innée animale. Le pire, c’est qu’avec un caractère comme le mien, ceux qui passent leur temps avec moi sont très souvent impliqués dans mes problèmes. Je ne suis ni responsable, ni très mature, impossible donc qu’il en soit autrement ! Apparemment, ça ne le gêne pas tant que ça puisqu’ils réclament ma compagnie. Je ne dirais pas qu’on m’admire ou qu’on m’envie – enfin, il y a toujours des envieux ! – mais je pense sincèrement qu’on m’apprécie. Pas tout le monde, c’est normal, mais en général, on aime ma bonne humeur et ma forte personnalité.

    Les garçons ? Où est le piège ? (rires). Comme le savent tous ceux qui me connaissent, je ne suis ni sérieuse dans la vie, ni en amour. Plutôt volage, j’aime enchaîner les relations. Elles durent une semaine ou deux, puis, je romps et je passe à autre chose. J’ai énormément de mal à m’accrocher, à aimer… et si j’adore les bisous, les câlins et les contacts physiques, c’est uniquement pour le plaisir de me sentir désirée, adorée. J’ai un besoin presque constant d’affection, et je le rends bien d’ailleurs, mais ce n’est pas pour autant que je ressens quoi que ce soit pour la personne avec laquelle je me partage. C’est encore une question d’amour propre… en même temps, qui n’apprécie pas d’être cajolé ?

    Au niveau de l’amitié, j’aime être très entourée également, mais rares sont ceux que je considère comme des gens véritablement importants. Je suis très sociable mais, bizarrement, j’ai du mal à me confier, à accorder ma confiance. Je suis le genre de fille à toujours sourire, même quand ça ne va pas. Je suis égoïste pour tout, même pour mes chagrins. Je les garde pour moi et j’attends que ça passe. Je n’aime pas me sentir faible, alors je fais bonne figure en toutes circonstances. Fierté, quand tu nous tiens ! A côté de ça, je suis toujours à l’écoute de mes proches et je n’hésite pas à donner des conseils, à consoler… On me définit souvent comme une bonne amie, loyale mais un peu trop susceptible. Il est vrai que je me mets parfois – souvent ? – en rogne à cause de petites remarques qui ne m’ont pas plu. Heureusement, la tempête laisse vite place au soleil ! Je suis assez rancunière, mais pas pour quelques mots de travers.

    C’est fini ? Ouf ! Non que ça m’ait ennuyé, loin de là, mais j’ai du mal à rester en place ! J’ai la bougeotte comme on dit ! (rires). L’action, le dynamisme, la fête, ça me connaît… »



Ses phobies :
    « Il y a des choses qu’on n’est pas fier d’avouer et, parmi elles, se trouvent nos phobies. Chacun a ses propres peurs, le problème est notre inconscience. Par exemple, je ne savais pas que j’avais peur des insectes avant de me retrouver au milieu d’une fourmilière grouillante. J’avais cinq ans, j’étais casse-cou, je jouais à la Super-Girl et lorsque je suis tombée en plein dans le nid des minuscules créatures, je n’ai plus su faire un mouvement. Je me souviens encore avoir senti mon souffle se couper, ma poitrine devenir dure et mes mâchoires se serrer. Les fourmis avaient autant peur de moi que je les craignais, mais sur le moment, je n’y ai pas pensé. A vrai dire, je n’arrivais plus à penser. Il n’y avait plus que ces horribles petites choses qui courraient sur mes jambes, sur mes mains, sur le sol… J’aurais tout donné pour qu’on me sauve de cet enfer. Moi qui n’étais pas victime des peurs enfantines habituelles (noir, monstres…), j’étais réduite à l’état d’esclave face à un insecte pas plus grand qu’une pilule. Et je ne vous parle pas des araignées, des sauterelles, des criquets et des chenilles !

    J’ai ensuite découvert ma peur incontrôlable des clowns… risible, pas vrai ? Je devais avoir environ sept ans et je voulais jouer à la grande. Avec mes cousins, nous avons mis un dvd d’horreur qui contait l’histoire d’un psychopathe qui se déguisait en clown pour attirer les enfants et les tuer bestialement. A compté de ce jour, je n’ai plus su approcher le moindre homme au visage blanc et au nez rouge ! Avouez qu’ils sont glauques quand même… Brrr…

    Cependant, si mes craintes sont ridicules, je ne suis pas une fille des plus peureuses et donc, le véritable danger ne me cause pas de problème. L’adrénaline, j’adore ça, alors les escapades nocturnes, les expéditions à sensations, j’en redemande ! Evidemment, tout est relatif… je n’aimerais pas tomber sur un lycan déchaîné en pleine nuit, cela va de soi ! Je ne suis pas suicidaire non plus ! Mais je suis assez inconsciente, je l’avoue… »



Ses habitudes :
    « Le shopping est un peu comme un sport à mes yeux. J’avoue que j’exagère, mais si on a de l’argent, pourquoi se priver ? Amoureuse de la mode, je la suis, à la virgule près ! Autant vous dire que ma garde-robes a déjà été renouvelée pour trois vies à venir au moins, et c’est loin d’être fini ! Sans parler des cosmétiques, parfums, accessoires et autres futilités indispensables à toute bonne victime de la mode qui se respecte… parce que, si je me fiche pas mal de l’apparence ou des origines de mes amis, je suis très pointilleuse sur mon physique. Je n’ai pas eu la chance d’avoir un corps de squelette ambulant – pareil aux silhouettes des magasines – donc, je mets mes rondeurs en valeur dans des vêtements coûteux et j’attire l’attention sur mon visage qui n’est, il faut l’avouer, pas si vilain que ça ! Je fais les magasins pratiquement tous les jours… considérez que c’est mon petit péché mignon !

    J’adore aussi me balader avec mes amies, aller boire un verre dans les cocktail-bars branchés, écouter les derniers ragots, parler garçon… la routine en quelque sorte. Il est rare que je reste enfermée chez moi, surtout s’il fait beau ! La solitude, ce n’est pas vraiment mon truc, je déteste être seule… non que j’ai peur de quoi que ce soit mais je m’ennuie. Cependant, comme chacun, j’ai besoin de mes petits moments à moi, de me retrouver en tête à tête avec ma personne.

    A quoi bon avoir une piscine si on ne l’utilise pas ? Dès le premier rayon de soleil, j’invite quelques amies à la maison (maximum 3), et nous faisons un petit plongeon. Je suis fan de la natation, pour tout dire, j’adore la sensation de légèreté qu’on éprouve dans l’eau, la caresse qu’elle donne sur la peau… Malheureusement, je n’ai jamais pu faire de grande fiesta, mes parents me l’ont toujours interdit. « On ne veut pas retrouver la villa sans dessus-dessous ! », voilà l’excuse. Mais je sais que la raison est toute autre ! Ils ont bien trop peur d’attirer l’attention des Autres… ces animaux de la nuit, ces créatures dont la morale n’est pas plus développée que celle d’une bête…

    Tous les samedis après-midi, c’est le même rituel : je me rends à l’institut de beauté de la région. Masques, massages, soins, manucure, pédicure, tout y passe… pour mon plus grand bonheur ! J’aime qu’on s’occupe de moi et dans un endroit pareil, je suis servie comme une princesse ! C’est sans doute le seul moment de la semaine où je suis totalement calme, relaxée, immobile.

    Bien entendu, de Septembre à Juin, je vais au lycée du lundi au vendredi, de 8h15 à 16h05. Enfin, je suis sensée y aller tous les jours… cependant, le mercredi et le vendredi, je sèche mes trois dernières heures et je m’en vais retrouver ma troupe de théâtre. Qu’est-ce qu’ils croient ? Que je vais devenir une avocate blasée comme ma mère ? Alors ça, jamais ! Le théâtre est comme un second souffle, un besoin irrépressible pour que je m’épanouisse. Me mettre dans la peau d’un autre, vivre des aventures hors du commun, partager des émotions, rencontrer des gens… j’adore, tout simplement. J’ai d’ailleurs l’ambition de devenir actrice et j’y parviendrai, j’en suis convaincue.

    Le soir, je regarde la télévision ou je vais sur mon ordinateur portable, ça dépend. En semaine, je ne sors jamais après vingt heures, c’est trop dangereux selon mes géniteurs. Je respecte cette règle car, de toute manière, il n’y a plus rien à faire passé cette heure. Par contre, le week-end, je sors jusqu’à pas d’heure et je me libère totalement. Si mes parents savaient ça ! Eux qui croient que je dors sagement chez des amies… Ils sont si vieux jeu ! Il m’arrive également de me rendre dans des endroits peu fréquentables tels que l’Irish Pub… mais c’est fort rare ! Les soulards et bagarreurs du coin, très peu pour moi ! Cependant, comme notre boîte de nuit attitrée et branchée est à quarante minutes de route, nous ne pouvons pas toujours nous y rendre. On se débrouille comme on peut !

    Une vie banale pour une adolescente dorée en somme… Mis à part les interdictions formelles de sortie les soirs de pleine lune, rien n’est vraiment étonnant. »


Dernière édition par Kendra J. Miller le Jeu 31 Juil - 1:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La poupée qui faisait non. {Kendra} __ UC   Jeu 31 Juil - 1:42

Dix choses à savoir sur votre personnage :
  • Kendra n'est pas une demoiselle très impressionnable ni manipulable, elle sait ce qu'elle veut et surtout, ce qu'elle ne veut pas.

  • Elle aime sentir l'adrénaline bouillir dans ses veines et n'hésite donc pas à flirter avec le danger, l'interdit.

  • Le romantisme, elle adore ça. Bien qu'elle joue à la dure devant ses amies, une lettre chevaleresque pourrait lui faire monter les larmes aux yeux à la première lecture.

  • Si elle arrive à dissimuler sa tristesse, elle ne contrôle ni sa colère, ni ses moments d'euphorie, autant dire que ses expressions en disent long sur son état d'esprit.

  • La demoiselle est particulièrement possessive et donc jalouse, prenez garde!

  • Elle adore la lecture, surtout les romans fantastiques, mais détèste pourtant les vampires et les lycans. Ils sont l'image même de la décadence et de l'erreur humaine à ses yeux.

  • Elle ne sait pas exactement ce qu'elle recherche chez un homme mis à part le sentiment de sécurité et le charisme. Elle aime voir la jalousie dans les yeux de son partenaire lorsqu'un autre prétendant la touche, lui parle, la regarde...

  • Elle n'a jamais été amoureuse mais est convaincue que, par amour, elle serait prête à tout... vraiment tout.

  • Un peu rebelle, elle ne s'entend pas vraiment avec ses parents qui sont très strictes. Elle n'a pas peur de leur mentir et en a pris l'habitude depuis sa plus tendre enfance.

  • La journée, ses géniteurs sont au travail et il n'y a donc que la bonne à la maison. Le système de sécurité est l'un des meilleurs sur le marché mais il n'est pas infallible... un jour, alors que l'adolescente était partie avec des amies et que la bonne s'occupait du rez-de-chaussée, un vol avec effraction a été commis à l'étage... aucun humain normalement constitué n'aurait pu franchir les barrières et les lasers sans que l'alarme ne se déclenche...


Ce qu'il sait du surnaturel :
    Mr Miller est un éminent scientifique et son épouse une brillante avocate, autant dire qu’ils sont tout deux au courant du fléau qui s’abat sur la planète. Lui, Evan Josh Miller, a étudié les changements climatiques depuis leur début, il y a un peu plus de dix ans déjà. Brillant, travailleur et tenace, il a très vite été promu au rang de chef de recherches. Autant dire qu’il n’est pas souvent dans sa demeure et qu’en semaine, il rentre très rarement avant minuit voir pas du tout. Au début, il ne croyait pas aux histoires de vampires et de loups-garous, mais il a bien été forcé d’admettre, après plusieurs années, que rien de ce qui se passait n’était explicable. Conscient du danger que les monstres représentent, il en a informé sa petite famille et a équipé sa propriété du meilleur système de surveillance qui soit. Elle, Anna Mary Gordon de son nom de jeune fille, fait partie des meilleurs avocats de toute l’Amérique, inutile de préciser qu’elle côtoie les ministres et autres personnages haut placés. Elle a été informée de l’existence des créatures par ses contacts et par son époux. Epoux qu’elle trompait lâchement avec le Ministre des affaires étrangères, tué dans une attaque de lycans enragés. Mr et Mrs Miller vouent une haine sans borne aux « Autres » comme ils aiment appeler les vampires et les lycans, et ont transmis ce dégoût à leur fille unique : Kendra.

    Evan les déteste car ils se heurtent à son amour de la raison, du concret, à sa profession et à toutes ses valeurs, ses conceptions… à ses yeux, ils ne sont qu’un ramassis d’erreurs, de mutations génétiques nuisibles et il se fait un devoir de trouver une arme capable de les exterminer. Quant à elle, Anna les hait car ils ont osé lui enlever le véritable amour de sa vie : John Weber, le défunt Ministre des affaires étrangères. De plus, tout comme son mari, envisager qu’elle cohabite avec des êtres surnaturels la terrifie et comme chacun sait, la peur entraîne l’exclusion, la méchanceté et les aprioris…

    Ayant grandi dans le rejet des Autres, Kendra ne peut que les détester sans les connaître. Contrairement à ses parents, elles n’en a pas une peur bleue – la jeunesse est insouciante ! – mais connaissant leur manière de procéder, leur cruauté légendaire et leur violence, elle les méprise au plus haut point. Pour elle, ce sont des êtres inutiles, des parasites, des déchets inaptes à s’intégrer à une société civilisée. Bien entendu, elle ne se risquerait pas à en rencontrer l’un ou l’autre, elle n’est pas totalement folle, mais si un jour elle doit faire face, elle ne reculera pas. Ou du moins, c’est ce qu’elle pense, confinée dans son univers luxueux et doré, dans sa bulle sécurisée, ignorante de la dure vie des bas quartiers…


Sa situation actuelle :
    « A vrai dire, j’évite de me poser trop de questions. L’avenir est incertain et je profite de chaque moment au maximum, comme je l’ai toujours fait. Je pense que même si ma situation n’avait pas été l’actuelle, j’aurais réagi de la même façon. Je ne veux pas me priver de vivre sous prétexte que le monde court à sa perte, que nous avons été embarqués dans une guerre qui ne nous concerne pas. Certes, parfois, la nuit, avant de m’endormir, je me dis que notre position est critique, que nous n’avons que très peu de chance de nous en sortir vivants…et là, un nœud se forme dans mon estomac. Nous sommes si fragiles nous les humains, si impuissants face au fléau qui nous ronge un peu plus chaque jour… quand je prends la peine de réfléchir à cela, oui, j’ai peur. Mais qui ne craindrait pas les ténèbres elles-mêmes ?

    D’un autre côté, je me dis que nous sommes les témoins d’une époque unique, les pionniers d’un nouveau mode de vie, d’une évolution… Vue comme ça, la chose est beaucoup moins effrayante. Je me suis surprise à rêver ma rencontre avec une créature… elle n’était ni sanguinaire, ni bestiale, elle avait des principes, des valeurs, de l’honneur, des sentiments… rien à voir avec la description que me font mes parents. Mais ce n’était qu’un rêve et, malheureusement, les rêves sont faits pour en rester… »
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MessageSujet: Re: La poupée qui faisait non. {Kendra} __ UC   Jeu 31 Juil - 2:29

Histoire

    I. Je rêvais d'un autre monde.

    A douze ans, les vérités énnoncées sont considérées comme sans importance, inexistantes. On pourrait encore crier que la fin du monde est proche, personne ne s'en soucierait. Pour être pris au sérieux, il faut une voix ferme, une réputation et un visage balafré par les stygmates du temps qui passe. Lorsque Evan annonça à sa petite famille la probabilité de l'existence de créatures surnaturelles, on ne mit pas sa parole en doute. Pourtant, il y avait de fortes raisons de nier son jugement... mais en bon scientifique directeur des recherches, conseiller des ministres et autres chefs d'état, il ne pouvait que prêcher la bonne parole! Voilà pourquoi son épouse s'effondra sur le canapé, blême, le regard vide et l'air désemparé. Quant à Kendra, sa fille, elle ne comprit pas le pourquoi de cette attitude... vivre avec des vampires, des loups-garous et autres êtres fantastiques, quoi de plus excitant? Enfin, sa vie allait ressembler à ces romans qu'elle prenait plaisir à dévorer. Ses yeux bleus se mirent à scintiller et, avec une excitation incontrôlée dans la voix, elle murmura plus pour elle-même:

    Kendra – « Wouaw! On va enfin vivre pour quelque chose... » 

    Malheureusement pour la jeune fille, sa remarque n'échappa pas à l'oreille fine de sa génitrice qui se leva d'un bond, une lueur furieuse dans les pupilles. La quarantenaire dévisagea sa progénitrure avec suspiscion tandis que son mari qui sentait la tempête venir préféra s'écraser et devenir spectateur du futur drame. Sur un ton sec et autoritaire, Anna demanda:

    Anna – « Que viens-tu de dire? »

    Surpise par la froideur de la question, la demoiselle ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Elle avait toujours été impressionnée par sa mère et la tournure que prenait les évènements ne lui plaisait pas du tout. Sentant l'angoisse lui serrer la gorge, elle se mit à tortiller une mèche de cheveux d'or , inspira profondément et d'une voix forte, répondit:

    Kendra – « Que la nouvelle n'était pas si mauvaise que ça... »

    Si sa mère lui inspirait de la crainte, la presque adolescente ne se laissait pas démonter pour autant et trouvait toujours le courage de lui faire face, les yeux dans les yeux. De plus, elle n'avait rien dit de mal selon elle, il n'y avait donc aucune raison qu'on la punisse. Mrs Miller s'avança vers sa fille et, d'une voix mielleuse, presque douce, elle dit:

    Anna – « Et selon toi, qu'y a-t-il de positif dans cette nouvelle? »

    Sentant ses moyens lui revenir, Kendra se redressa, planta ses prunelles dans celles de sa mère et enchaîna, beaucoup plus sûre d'elle:

    Kendra – « Peut-être que ces gens ne sont pas méchants? Peut-être même que nous pourrons vivre ensemble, choisir de devenir vampire ou loup garou, faire de folles aventures et... »

    Submergée par une certaine joie, la dernière de la famille ne s'était pas rendue compte des risques qu'elle encourait en se laissant ainsi aller à de tels propos. Fort heureusement elle fut coupée par Anna dont les yeux sortaient de leurs orbites.

    Anna – « Ca suffit! Comment oses-tu considérer ces bêtes comme des gens? Sais-tu seulement de quoi ils sont capables? Meurtres, viols, agressions, vols, barbaries en tous genres... voilà le quotidien de ces animaux! Parce que oui, ce sont des animaux! Tes lectures niaises t'ont ramolli les neuronnes ma fille! Il est temps que tu cesses de vivre dans un conte de fée! Notre planète s'éteind par la faute de ces immondes créatures et toi, tu crois encore à une union possible? Mais enfin, réveilles-toi un peu! Tu n' as plus trois ans! Ou alors tu es attardée... es-tu une attardée Kendra? »

    Chaque mot était comme un coup de poignard et bientôt, il n'y eut plus que douleur dans la tête de la jeune fille. Les larmes lui montèrent aux yeux et elle ne sut que répondre. A douze ans, elle pensait être devenue une « grande », quelqu'un de réfléchi, et voilà qu'on l'enguelait comme un gosse... et si on la considérait encore comme tel, c'est parce qu'elle ne pensait pas comme quelqu'un de censé. N'importe qui d'autre aurait accueilli la nouvelle avec crainte, dégoût... stupide qu'elle était!

    Comme pour couper court la réprimande, Evan alluma la télévision , c'était l'heure des informations. Les premières images n'étaient que désolation, passant de brasiers à glaciers, de sang à corps inertes, de bâtiments détruits à déserts... Les catholiques auraient sans doute nommé ça l'apocalypse. Choquée par ce carnage qui prenait désormais tout son sens, Kendra sentit son estomac se nouer. Elle se tourna alors vers son père, ses yeux mouillés remplis d'excuses. Le bon papa lui accorda une oeillade compatissante et dit, d'un ton sérieux et nullement tendre:

    Evan – « La voilà ta vie en comunauté. Ils n'auront aucune pitié pour toi, alors, n'en ai aucune pour eux... »

    Ainsi se brisèrent les rêves d'une petite adolescente à l'esprit romanesque. A conté de ce jour, elle ne toucha plus à un seul livre fantastique et se fit un devoir de détester les Autres, comme elle les appelait désormais. Quand on a douze ans, des paroles innocentes peuvent parfois cacher une vérité troublante. Peut-être que, si les lycans et les vampires n'avaient pas été ardemment chassés pendant d'innombrables années, les hommes et les êtres de la nuit vivraient aujourd'hui en osmoce. Peut-être que la terre ne courrait pas à sa perte en ces temps sombres... mais dans une bouche même pas adulte, ces considérations n'ont aucune importance, qui prendrait en compte l'avis d'un enfant trop rêveur?
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